LES RESISTANTS
(ROUX Cédric et BORGES Michaël de 3ème 1)

 

I-Qu’est ce qu’un(e) résistant(e) ?

Pendant la guerre, on appelait Résistants ceux qui s’opposaient au régime de Vichy et à l’occupation allemande. En pratique la résistance a revêtu quatre formes principales : la collecte de renseignements utiles aux alliés. La lutte politique par la distribution de tracts ou de journaux clandestins, l’assistance aux juifs, aux réfugiés, aux parachutistes alliés, etc.., grâce aux filières d’évasions, et la lutte par les armes, à base de guérillas, d’exécutions et de sabotages. Ces trois derniers modes ont été dominants en France et plus globalement en Europe de l’Ouest. Dans le cas Français, les résistants se sont rassemblés dans trois types d’organisations différents. Les réseaux, qui sont des groupes restreints ( 7 à 88 personnes maximum ), souvent en contact avec la France libre, à Londres, et les services secrets alliés; les mouvements, qui comptent parfois plusieurs milliers de militants, visent d’avantage à informer la population, à lutter contre la propagande de Vichy et du Reich. Les plus importants s’appellent Combat, Libération-sud, Franc-Tireur, Défense de la France... ;Ils éditent des journaux du même nom et se montrent plus indépendants à l’égard de Londres. Les maquis, souvent organisés par les mouvements, rassemblent des combattants dans des zones difficiles d’accès : marécages, forêts, montagnes,… Ce sont des bases de départ pour mener des opérations de guérilla.

On ne trouvait pas des résistants qu’en France, il y en avait aussi aux Pays-Bas, en URSS, en Pologne, en Italie, en Yougoslavie, en Grèce, et même en Allemagne. Et oui, il y avait des résistants jusqu’en Allemagne, mais ils furent rares et impitoyablement réprimés. Les historiens estiment à 300 000 le nombre de résistants ayant participé de façon militaire. Sans l’appui occasionnel ou régulier d’une partie plus importante de la population-que l’on songe aux paysans, à partir de 1943, qui ravitaillaient en vivres les maquis français-, ils n’auraient probablement pas tenu.

 

II-Qui sont-ils et qui sont-elles ?

Dès l’été 1940, les premiers actes de résistance se manifestent. Les initiatives sont individuelles, improvisées, et souvent peu efficaces. On peut constater que, parmi les premiers Résistants, on compte nombre d’« intellectuels », enseignants, ingénieurs, journalistes, etc.., qui s’attellent à la rédaction de journaux clandestins. C’est le cas dans le film Lucie Aubrac où Lucie est professeur d’histoire, et Raymond ingénieur. Sur le plan politique, ils appartiennent plutôt à la gauche ou à la démocratie chrétienne, mais la Résistance a recruté dans tous les milieux. Toutefois durant les quatre années d’occupation, toutes les catégories de citoyens ne s’engagent pas de la même façon. Les ouvriers et les classes moyennes (employés, artisans, etc…) sont très présents, alors que les paysans y participent plus tard. Les hauts fonctionnaires en revanche s’engagent peu dans la Résistance, préférant en général une sage fidélité à Vichy. Une exception : les militaires, puisque 760 officiers meurent en déportation dont 37 généraux ! D’autres métiers en apparence moins prestigieux, ont compté de nombreux résistants et ont été particulièrement utiles; c’est le cas (entre autres) des représentants de commerce, des postiers ou des cheminots, susceptibles de se déplacer dans toute la France sans paraître suspects. Aux côtés des Français de souche, ont pris place de nombreux étrangers : Espagnols et Italiens fuyant la dictature dans leur pays, réfugiés juifs et non juifs venus d’Allemagne ou de Pologne; ils prennent place dans les organisations existantes ou en créent de toutes pièces. Le gouvernement de Vichy et les allemands réprimeront férocement ces combattants venus de l’étranger. Dans l’ensemble, tous ces résistants sont des hommes jeunes, moins de 30 ans en moyenne. Ce qui n’exclut pas une présence des femmes peut-être 10 % des effectifs. Toutefois, on leur confie souvent les tâches qui peuvent paraître mineures : convoyer des lettres, trouver des lieux de réunion, dénicher des médicaments pour les blessés… C’est pourquoi les actions dangereuses menées par Lucie Aubrac ou d’autres résistantes sont particulièrement remarquables.

III-Que risquaient-ils ?

En cas d’arrestation, en général à la suite d’une trahison, c’est au mieux la prison. Mais le plus souvent c’est la torture, la déportation dans des camps et souvent la mort, sous les balles d’un peloton ou par la corde du bourreau. En France, 10 000 à 30 000 personnes auraient été exécutées, et 63 000 déportées pour acte ou complicité de Résistance (dont 26 000 ne reviendront pas). Dans le film, les scènes d’interrogatoires sont violentes, les tortures et l’exécution d’un détenu correspondent bien à la réalité historique comme nous l’a confirmé Mme Lucie Aubrac lors de sa conférence au collège.

IV-La Résistance au quotidien ?

   Pendant la guerre, les résistants sont de plus en plus nombreux car la présence de l’occupant devient peu à peu insupportable. Sur les mairies les Allemands affichent que toute atteinte à leur matériel est puni de mort, mais les Français désobéissent. Les cheminots apportent une grande aide et font tout leur possible pour lutter contre le nazisme : ils transportaient des résistants, faisaient évader des juifs…Ils jetaient même quelques pelletés de charbon au bord des voies ferrées pour que les gens puissent les ramasser et se réchauffer. C’est cela aussi résister.

   Dans le film de Claude Berri Lucie Aubrac, les résistants sont montrés souvent en groupe, bien organisés, répondant aux demandes du Général de Gaulle au travers de la BBC et de Max (Jean Moulin). Ils effectuent des opérations de sabotages de train etc.… Ils sont couverts par de fausses identités, tout doit rester secret.

   Dès le générique, un petit groupe de résistants, dont Raymond Aubrac, fait un attentat à la bombe sur un train allemand transportant des armes et des soldats. Aucun des résistants ne parle, tout est minutieusement préparé. Les explosifs sont disposés sur les rails à un endroit élevé. Un fil relie la bombe au détonateur. Les résistants enclenchent le détonateur de plus loin, le train explose et au plus vite, les résistants repartent. Raymond Aubrac n’a, en réalité, jamais fait sauter de train. Il avait un rôle d’organisation des attentats. Mais Claude Berri a volontairement commencé le film ainsi pour montrer une action spectaculaire et symbolique de la Résistance et pour que Raymond ait un autre rôle que celui qui se fait maltraiter par les allemands. Il était très important de s’attaquer aux trains car ils transportaient des armes et des soldats allemands, des vivres fournis par la France…Puis une fois le chemin de fer inutilisable, le transfert des détenus en camps de concentration et d’extermination était reporté.

   Les évasions des prisonniers sont également préparées par les résistants, plusieurs stratagèmes sont employés : les allemands craignent les maladies contagieuses, alors les résistants rendent un prisonnier malade, une fois à l’hôpital, il est enlevé plus facilement… Mais pour Raymond, cette astuce n’a pas fonctionné. Les résistants entreprennent donc d’attaquer un fourgon transportant des prisonniers dont Raymond à l’aide de silencieux. La première tentative a échoué mais à la seconde, les Allemands sont vaincus et Raymond est enfin libre. Ce film a donc retracé avec fidélité un certain nombre d’action classiques entreprises par les résistants.


Les résistants imprimaient et diffusaient des tracts, ce sont des affiches de propagande
pour la plupart ; Elles seront collées sur des murs pendant la nuit


En 1944, la presse clandestine, forte d’environ 1200 titres,
reflète la diversité des courants de pensée de la Résistance.


Une jeune femme soigne la cheville d’un Hollandais échappé aux Allemands
et engagé dans les forces françaises de l’intérieur.

Documents utilisés :

- Documents des élèves de la classe (Encarta 98)
- Science & Vie junior N°
- Film : Lucie Aubrac, de Claude Berri.
- Conférence de Lucie Aubrac au collège.
- Lucie Aubrac : «Ils partiront dans l’ivresse», Septembre 1984, édition du Seuil.

Collège Belledonne. Elèves guidés par Madame VENNEREAU. Histoire.