JEAN
MOULIN
(Christel
LAMA, Priscilla FAVER, SMANIOTTO
Benjamin,
MAMOSER
André
: 3ème 1 et 4
|
Né
à Béziers en 1899 – Mort en 1943 lors de son transfert en Allemagne à la
suite de tortures .
1930 :
il devint le plus jeune sous-préfet de France.
Juin
1940 :
il est nommé préfet d’Eure et Loire.
2
novembre 1940 :
révoqué par le gouvernement de Vichy qui le jugeait suspect en raison de ses
convictions républicaines et parce qu’il avait refusé de signer des textes
contraires à ses principes, il tenta de se suicider en se tranchant la gorge
(l’écharpe qu’il portait servait à masquer cette cicatrice).
Dans
le film « Lucie AUBRAC », Claude BERRI a choisi de le montrer ainsi,
avec son écharpe blanche et son célèbre chapeau, de façon à ce que le
spectateur le reconnaisse sans ambiguïté . C’est à cette époque qu’il
noua divers contacts en zone libre.
1941 :
il
partit à Londres où il rencontra le Général De Gaulle qui le chargea de
coordonner en zone non occupée les divers réseaux qui constituaient la Résistance
et de lier celle-ci à la France Libre de Londres.
1er
janvier 1942 :
Jean Moulin est parachuté en Provence. En un an et demi, il accomplit la
mission qui lui a été confiée. Il rencontre tous les mouvements de Résistance
et réussit à établir une ligne minimale d’action commune en accord avec
Londres.
Février
1943 :
il retourne à Londres où il est investi d’une nouvelle mission :
constituer un organe politique représentatif de toutes les tendances de la Résistance.
15
mai 1943 :
il crée le Conseil National de la Résistance (CNR) dont il devient le premier
président.
21
juin 1943 :
lors d’une réunion à Caluire, près de Lyon, Jean Moulin est arrêté par la
Gestapo de Lyon dirigée par Klaus Barbie, sans aucun doute à cause d’une
trahison qui, selon Lucie Aubrac aurait été faite par Hardy, mais cela n’a
jamais pu être prouvé. Dans le film, on voit Jean Moulin rencontrer Raymond
Aubrac au parc de la Tête D’Or puis, lors de la réunion de Caluire où ils
ont été arrêtés. On le voit aussi emprisonné à la prison de Montluc, où
maintenant un mur peint rappelle son passage. Voir
document en bas de page.
Torturé,
il refusa obstinément de parler et succomba à ses blessures dans le train qui
l’emmenait en Allemagne. Jean Moulin avait plusieurs identités : Il
s’appelait Jaques Martel lorsqu’il voulait circuler librement et Max était
son pseudonyme dans la Résistance.
En
1964, lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon, André Malraux
prononça un discours en son honneur. De nombreuses places en France portent son
nom comme celle de Brignoud proche de notre collège. Voir document en haut de page.
Collège Belledonne .
Elèves guidés par Madame VENNEREAU. Histoire.
Jean
Moulin est né à Béziers en 1899 et est mort en 1943. Préfet d’Eure et
Loire (1940), il s’oppose aux Allemands. Sommé par des officiers
allemands de signer un papier déshonorant pour des soldats français de race
noire, brutalisé, il refusa de donner sa signature
et tenta de se suicider. A peine rétabli, il tient tête aux autorités
d’occupation, ce qui lui vaut d’être mis en disponibilité par Vichy. Il réussit
à partir pour Londres, par l’Espagne, après s’être procuré lui-même
tous les papiers nécessaires. Ayant gagné Londres, il devient, en 1943, le
premier président du conseil national de la Résistance. Après avoir refusé
de “travailler” avec les Anglais , il rencontre le général de Gaulle, chef
des “forces française libres” qui lui confia la mission de découvrir et de
placer sous ses ordres les petits groupements de Résistance existant en zone
non occupée. Parachuté à l’aveuglette en Provence, dans la nuit du 31 Décembre
1941 au 1er Janvier 1942, Jean Moulin va accomplir, en un an et demi, une tâche
considérable : il réussit, tout en changeant en permanence de lieu et
d’identité, à remplir la mission confiée. Il a alors 43 ans, n’est pas très
grand, d’apparence assez frêle, d’un naturel enjoué et il est doté d’un
véritable talent de peintre. Rien ne semblait le prédisposer à l’action
clandestine dont il ignorait tout. Il va pourtant s’y adapter et révéler de
grandes qualités de chef et d’homme d’action. De petits groupements se
forment autour d’un journal clandestin, mais ils manquent d’argent,
d’armes, d’expérience et ils sont réduits à la propagande. Bref la Résistance
existe mais elle est pauvre, désarmée, peu nombreuse, divisée et pratiquement
sans relation avec la France libre. Jean Moulin va patiemment s’efforcer de décider
les chefs de trois groupes principaux : H.Frenay pour Combat, E.d’Astier pour
Libération et J.P Lévy pour Franc-tireur et il va faire fusionner leurs
troupes et leurs moyens dans les Mouvements unis de la résistance (MUR).
Il leur procure de l’argent, des postes émetteurs de radios ....
Malheureusement
Jean Moulin est arrêté par la gestapo à Caluire lors d’une réunion
d’état major, il fut torturé notamment par Klaus Barbie et il mourra sans
donner le moindre détail. Ses cendres furent transférées au Panthéon.
A cette occasion, André Malraux évoqua dans un discours resté célèbre la
personnalité de ce “roi supplicié des ombres” dont la “pauvre face
informe du dernier jour était le visage de la France”. Parfois contesté,
notamment par ceux qui, à l’instar d’Henri Frenay, le soupçonnèrent de
collusion avec les communistes et l’accusèrent d’avoir compromis l’esprit
de la Résistance en y réintroduisant les partis politiques traditionnels, Jean
Moulin reste, par l’ampleur de son action, l’une des personnalités les plus
marquantes de cette période. C’est pourquoi en France de nombreuses places
portent son nom. Lorsque nous sommes allés à Lyon, nous avons vu une
fresque le représentant sur le mur de la prison Montluc où il fut incarcéré
en 1943.
Collège
Belledonne. Elèves guidés par Madame VENNEREAU