4.3 Y-a-t-il d'autres exemples où le cinéma réveille un passé douloureux ou évoque des questions sociales difficiles ?

 

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RÉSUME OU  

Depuis le début du siècle, les réalisateurs tendent vers un nouveau style de production : ils veulent atteindre le public. De nombreux films ont soulevé des émeutes, provoqués des scandales… et de ce fait, ils ont marqué leurs temps. Nous avons ainsi recherché des films européens et américains qui se sont fait une place dans l’histoire du cinéma.

Films français sur Vichy et la résistance

Le chagrin et la pitié de Marcel Ophuls (1967)
Réalisé en 1967 ce film ne sortira qu'en 1971 et connaîtra un immense succès. Il relate en plus de 4 heures la vie quotidienne d'une petite ville française sous l'occupation avec les lâchetés et les ambiguités des français moyens de l'époque. Ce film suscitera une forte polémique.

Lacombe Lucien de Louis Malle (1973)
Ce film trace le parcours d'un très jeune français qui, par bravade, goût de l'aventure,  exaltation de la jeunesse entre dans la Milice et commet ainsi des exactions contre les résistants.
Uranus de Claude Berri
Dans ce film Claude Berri dépeint la période de l'immédiat après-guerre.../...

Films français

La Haine de Mathieu Kassovitz (1995)
Vinz, Hubert et Said, sont trois jeunes vivant dans une cité, où le conflit règne entre des jeunes de banlieue et la police qui à du mal à se faire respecter dans ces quartiers si ce n’est à coup de pierre ou bien à coup de fusil. Un soir un jeune musulman, se fait agresser lors d’une manifestation, et dans l’affrontement, un policier perd son arme et est récupéré par Vinz. Ce dernier ne cherche qu’une chose, c’est venger son copain qui décédera quelques heures plus tard.
Dans un passage, Hubert raconte une histoire : « C’est l’histoire d’un type qui tombe d’un immeuble de 50 étages et pour se rassurer il se dit : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… . Moralité : L’important c’est pas la chute mais l’atterrissage !
Dans ce film, Mathieu Kassovitz veut démontrer la haine qui existe entre la police et les jeunes de cités. La violence ne résout pas les problèmes, au contraire : la haine attire la haine.

Ma cité va craquer de Jean-François Richet (1997)
ou "Ma 6-T va Krak-er"

La vie de Arco, Malik et Mustapha, suit son cour entre les bagarres et le Rap, l’ennui et les interpolations. Leurs aînés, Djeff, J. M, Pete et Hamouda se débrouillent comme ils peuvent, étant au chômage. Mais tout bascule pendant une soirée de hip-hop lors d’une fusillade entre gangs rivaux…
Violence, affrontement, règlement de compte… Un film coup de poing ! Ce film a été retiré des salles lors de sa sortie, jugé trop violent (interdit au moins de 16 ans).

Films belges

C'est arrivé près de chez vous de Rémy Belvaux (1992)
Enfin un film qui pèse, hachant la vertu en morceaux, fouillant délicieusement nos nerfs et notre cerveau. Un pur délice anti-médias, zigzaguant aux frontières de la morale, sombre à faire peur, cruel, dégueulasse, à mourir de rire. Un conte de fée pour époque incrédule. Mais sans fées. L’ogre est roi. En fait, c’est une violence virtuelle pour de vraies confessions de barjo qui, s’émoussant un peu sur la distance, trouvent leur jovial salut dans une absence totale de prétention.

Borinage de Jori Ivens (1933)
Une enquête dans les charbonnages du Borinage où vient d’avoir lieu une longue grève de plusieurs mois, et où les mineures, vaincus, vivent dans le chômage et la misère. Le film fut réalisé dans des conditions difficiles, illégalement, la gendarmerie belge traquant les deux cinéastes. Beaucoup de scènes furent prises en direct, au cours d’une enquête type « cinéma-vérité ». Mais d’autres durent être reconstituées, et une manifestation ouvrière, drapeau rouge en tête, devint, au cours du tournage, une manifestation véritable, contre laquelle intervint la police.

Films espagnols

Los Olvidados de Luis Bunuel (1950)
Très tôt considérés comme une œuvre du septième art, « Los Olvidados » ont pourtant d’abord été un objet de scandale et de dégoût pour la bonne société mexicaine. Luis Buñuel était allé trop loin et avais mis le doigt là où cela fait vraiment trop mal.
Les premières images de « Los Olvidados » sont accompagnés d’un commentaire voix off : « les grandes villes modernes cachent derrière leurs imposants édifices des foyers de misère abritant des enfants mal nourris, sans hygiène, sans écoles, pépinières de futurs délinquants. La société essaie de guérir cette plaie sociale, mais le résultat de ses efforts est très limité. Ce n’est que dans un proche avenir que les droits de l’enfant et de l’adolescent pourront être revendiqués pour que ceux-ci soient utiles à la société. Mexico, grande ville moderne, ne fais pas exception à cette règle universelle. C’est pour cela que ce film s’inspire de faits réels. Il n’est pas optimiste et laisse la solution du problème aux forces progressistes de la société ».
A sa sortie, le film est immédiatement l’objet d’une campagne haineuse menée par une partie de la presse et de la classe politique mexicaine. Pour avoir montré trop crûment la vie misérable des enfant des faubourgs de Mexico, Buñuel est accusé d’avoir gravement outragé l’honneur du Mexique.

Films italiens

L'Avventura de Michelangelo Antonioni (1960)
Pour une fois, le snobisme a servi à quelque chose : après le scandale de Cannes, ceux là même qui n’avaient rien compris crièrent au chef-d’œuvre. Ils avaient raison. Tout Antonioni est déjà là : C’est qu’il ne se passe rien que tout ce passe. Une femme disparaît qu’on ne pourra identifier, une autre prend sa place auprès de son fiancé ; ces mondains qui errent dans des places vides à la recherche d’un fantôme, vont se découvrirent une âme.

Mamma Roma de Pier Paolo Pasolini (1962)
Comme une louve blessée, la « Mamma Puta » hurle son amour pour son fils. Il meurt, les bras en croix, dans la pose du Christ de Mantegna. Les terrains vagues de Pasolini, pétrifiés d’une lumière blanche de tragédie. Un film déchirant…

Films américains

American History X de Tony Kaye (1998)
C’est l’histoire de la Rédemption d’un jeune néo-nazi américain, adulé par son petit frère. Une nuit, Derek Vinyard vide son chargeur sur 2 noirs qui s’apprêtaient à fracturer sa voiture. Trois ans plus tard, le matin de la libération de Derek, Danny son frère Cadet est convoqué dans le bureau du proviseur noir Sweeney.
Motif : son dernier devoir d’histoire intitulé « My Mein Kampf », érige Hitler en héros dans ses droits civiques. En guise de punition, Sweeney exige que Danny écrive l’histoire de Derek...

Full Metal Jacket de Stanley Kubrick (1987)
Une fois encore, Kubrick reprend un genre qui lui est familier : le film de guerre. La première partie est évidemment la meilleure, on assiste au travail de sape du sergent instructeur Hartman qui joue le rôle de sa vie puisque il a été réellement instructeur. La recrue « baleine » tombe peu à peu dans la folie et on est pas près d’oublier le suicide du soldat dans des toilettes « cliniquement nettoyés ».
La seconde partie est plus banale, mais les 20 dernières minutes du film (des soldats américains doivent déloger un snipper) tournés caméra sur l’épaule sont vraiment remarquables.

Les sentiers de la gloire de Stanley Kubrick (1957)
En 1916, le général Broulard incite le général Mireau, en mal d ‘avancement, à lancer une offensive suicidaire contre une position allemande imprenable. C’est le colonel Dax (Kirk Douglas) qui doit conduire l’attaque, mais ses hommes sont épuisés. L’attaque échoue.

Furieux, Mireau décide de faire porter la responsabilité de l’échec sur les hommes…

C’est une histoire vraie, le film fut longtemps interdit en France (17 ans) pour les raisons que l’on devine. Le portrait des généraux français est d’une extraordinaire férocité et l’exécution des soldats d’un réalisme impressionnant. C’est sans doute l’un des meilleurs films sur la guerre de 14-18.

RÉSUME

Desde el principio del siglo, los realizadores se encaminan hacia un nuevo estilo de producciòn: quieren alcanzar el pùblico. Muchas pelìculas han levantado tumultos, provocado escàndalos y de hecho han marcado su tiempo. Hemos burcado pelìculas europeas y americanas que han encontrado un sitìo la historia del cine.

RÉSUME

Dall’inizio del secolo, i registi inclinano verso un nuovo stile di produzione: vogliono commuovere il pubblico. Numerosi film hanno provocato moti, scandali...e in questo modo hanno marcato la loro epoca. Cosi’ ci siamo messi in cerca di film europei e americani  che abbiano preso un posto importante nella storia del cinema.