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2.3 Qu'est-ce que le régime de Vichy ? En France, à Lyon, à Échirolles ? |
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| Un rapide résumé | La naissance du régime de Vichy | Un régime autoritaire |
| La Révolution Nationale | La Collaboration | Vichy et les Juifs |
| Pétain | La fin du régime de Vichy |
RÉSUME
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Le 16 Juin 1940, un nouveau gouvernement est formé à Bordeaux par le Maréchal Pétain. C’est la naissance du Régime de Vichy. un régime autoritaire et totalitaire, une seule personne à les pleins pouvoirs. C’est Pétain qui dirige le gouvernement. Il est assuré par une politique intérieure qui est « la Révolution Nationale », une nouvelle constitution a été nommée ayant pour devise regroupée sous la triade «Travail, Famille, Patrie » qui remplace l’ancienne devise sous la triade « Liberté, Egalité, Fraternité » et une politique extérieure « la Collaboration », avec l’Armistice signée avec l’Allemagne, et plusieurs sortes de collaboration (administrative, politique, économique, militaire et idéologique). Ce régime se termine le 6 Juin 1944, au débarquement des alliés en Normandie. La collaboration sera punie en conséquence. |
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| La défaite traumatise l'opinion publique et explique pourquoi, le 10 juillet 1940, 569 parlementaires français sur les 669 présents à Vichy, votent la fin de la république et accordent les plein-pouvoirs au Maréchal Pétain. Celui-ci va donc installer un nouveau régime qui aura, au moins au début, une véritable légitimité institutionnelle et l'appui populaire. |
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Philippe
PETAIN est né dans le Pas de Calais en 1856. |
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| Le Gouvernement de Vichy était un régime autoritaire et totalitaire puisque le pouvoir tout entier était concentré entre les mains d’une seule personne, qu’assistaient tout au moins une poignée de fidèles, sans véritable contre-pouvoir, et notamment sans contrôle parlementaire. | |
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Le
Régime était doté d’une nouvelle constitution nommée :
Constitution de l’État français, qui donnait les pleins pouvoirs au
gouvernement de la République, sous l'autorité et la signature du Maréchal
Pétain. Cette Constitution devait garantir les droits du « Travail,
de la Famille et de la Patrie »
et non plus « Liberté, Égalité, Fraternité ». Le
nouveau Régime était dirigé par Pétain sous la qualité de maréchal
avec 2 militaires : le général Weygand et l’amiral Darlan
et un civil :Laval. Tous quatre avaient fait une brillante
carrière sous la IIIème République. Le nouveau Gouvernement ignorait
les traditions démocratiques. Le Parlement français a été ajourné :
la solidarité ministérielle n’existait plus, chaque ministre était
choisi par Pétain, responsable devant lui et renvoyé par lui. |
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| Après la signature de l’Armistice la France connaît une situation déplorable dans tous les domaines. En dépit d’une situation désastreuse, le Régime de Vichy entreprend dès juillet 1940 une réforme de la société française, de ses structures et de ses valeurs, sous l’emblème de la « Révolution Nationale ». Le terme, loin d’être un mot d’ordre de circonstance, recouvre une authentique révolution culturelle. Celle-ci s’inspire des vielles conceptions révolutionnaires, reprises par l‘Action française, et des doctrines anti-libérales qui ont éclosent dans les années 1930. Elle puise également aux sources du fascisme même si Vichy s’en distingue sur plusieurs points essentiels : refus d’un parti unique de masse ou absence – et pour cause – d’une volonté de conquête territoriale. Le slogan « Travail, Famille, Patrie » remplace désormais le triptyque républicain « Liberté, Égalité, Fraternité ». |
Affiche de propagande de 1941
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Une image symbolique : Montoire-sur-le-loir, le 24 octobre 1940 Cette photographie représente la poignée de main historique entre le Führer et le vainqueur de Verdun le 24 octobre 1940, à Montoir dans le Loire et Cher, sous occupation allemande. Face à l’Angleterre qui résiste, Hitler souhaite le soutien éventuel de la France. Pétain, à la recherche d’un contact avec les autorités du Reich, depuis l’été 1940, accepte à Montoir le « principe d’une collaboration ». Dès lors, le mot devient officiel et justifie tous les ralliements. |
| L’Armistice
impliquait par définition une négociation et une collaboration avec le
vainqueur puisque celui-ci occupe un État resté en théorie souverain.
Le gouvernement français doit dans ce cadre partager avec lui la tâche
de gérer le pays, et la réussite de sa Révolution nationale dépend
de la marge de main d’œuvre de celui-ci lui laisse. La stratégie
connue sous le nom de « collaboration d’Etat » résulte
directement de ces contraintes et de ses ambitions. Elle se distingue
nettement par sa nature. La
Collaboration a pris plusieurs formes : -
La collaboration administrative :occupant un grand pays, les
allemands ont besoin de la coopération de l’administration française
pour leur éviter de mobilier des troupes importantes (600 000 hommes
environ),tandis que la guerre s’intensifie sur tous les fronts. Or,
c’est précisément en offrant à l’occupant
les services de son administration que « l’État français »
pourra le mieux affirmer sa souveraineté en zone occupée. Là réside
le principe de la collaboration d’État. Par conséquent, les
fonctionnaires français vont aider les allemands pour le maintien de
l’ordre (préfets, police, gendarmerie). -
La Collaboration économique : l’occupant est le maître de la
zone occupée. Son comportement est dicté par les besoin de guerre. La
France est exploitée au maximum. Les allemands s’adressent
directement aux producteurs français :ils recrutent de la main
d’œuvre pour leurs services en France, puis pour aller travailler en
Allemagne ; ils fixent les salaires, et, par leurs commandes, les
prix, dont les tarifs de transport. -
La Collaboration politique :les français cherche à obtenir une
amitié de l’Allemagne et un assouplissement des conditions de l’Armistice
car l’important est de faire rentrer les prisonniers de guerre ,
d’alléger les charges financières, d’assouplir la ligne de démarcation
et, peut-être même, ayant capté les bonnes grâces du vainqueur,
d’assurer à la France une place de choix dans l’Europe allemande. -
La collaboration militaire : par la mobilisation de son armée mais
la France n’attaquera pas l’Angleterre car une rupture avec les
anglais lui feraient perdre des colonies précieuses. Elle n’entrera
pas en guerre avec les USA
en décembre 1941 et n’envahira pas la zone libre en novembre
1942, ni dans la déroute allemande à l’Est, à partir de 1942-1943. |
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Pour
les 350 000 juifs français ( appelés à l’époque « Israélites »),
ces années sous le Régime de Vichy furent noires. Vichy
prête la main aux allemands, pour ce qui restera la tâche majeure du Régime
de la défaite : sa participation à la lutte contre les résistants
et sa complicité active dans « la solution finale ». Les
français mettront un certain temps à réagir. Rapidement,
Vichy pratique « l’antisémitisme d’Etat ». Il établit
une réglementation spécifique des conditions de vie civiles et
professionnelles des juifs français. Il interdit un certain nombre de
professions : exercer une activité ayant trait aux médias, à la
bureaucratie… Dans
un 1er temps, de l’été 1940 au printemps 1942, les
allemands et Vichy pratiquent une politique visant à exclure les juifs
de la société. Le 3 octobre 1940, un « 1er statut
juif ». Dans cette 1ère phase, l’antisémitisme d’État
pratiqué par Vichy n’est pas une
contrainte directement née de l’occupation allemande mais un
choix politique propre. Mais
la persécution prend un tournant dramatique à partir de 1942 en
l’application de la « Solution finale ». La France
participe aux rafles avec l’aide d’une milice créée pour lutter au
coté des allemands contre les trouble-fête (résistants et juifs) :
par exemple, le 16 et le 17juillet 1942 a lieu la première grande rafle
au Vel d’Hiv. Cette fois, 13 personnes sont arrêtées par la Police
française. Cela aboutira à un massacre immense :sur une
population de 350 000 individus, 75 000 juifs ont été déportés et
seulement 2 500 d’entre eux ont pu survivre. |
Tous les départements de la zone sud, libre devaient pratiquer ce genre d’arrêté après la loi du 2 juin faisant l’obligation aux juifs, français et étrangers, de se faire recenser dans cette zone-ci |
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| Après le débarquement en Normandie du 6 juin 1944
commence la Libération de la France par l'ouest et le sud
(après un autre débarquement en Provence le 15 août 1944). A partir de août 1944 le maréchal Pétain est contraint de s'installer dans le sud de l'Allemagne, à Sigmarigen. Les territoires libérés sont placés sous l'autorité du gouvernement provisoire de la République Française que de Gaulle installe à Paris. A l'hiver 44-45 seule quelques poches allemandes subsistent en france. |
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Durant l'été la Libération près de 10 000 personnes seront exécutées, parfois sans jugement : c'est l'épuration. On traque surtout les collaborateurs actifs, ceux qui ont combattu les résistants. Il y aura finalement assez peu d'exactions sauvages car très vite les représentants du gouvernement provisoire installent des tribunaux et les accusés sont jugés démocratiquement. Laval sera jugé et fusillé en octobre 1945. Le maréchal Pétain sera condamné à mort puis sa peine sera commuée en détention à perpétuité (il mourra en 1951 sur l'île d'Yeu). |
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Cette photographie
prise en été 1944, après la Libération de la France, représente la
tonte de femmes soupçonnées d’avoir aidé et renseigné l’occupant
(d’être tombé sous le charme d’un officier allemand). |
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RÉSUME
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RÉSUME
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